LE CHAMP DE CORBEAUX

LE CHAMP
texte original

Le corps gît sur la terre odorante
Sous de cieux vides, dans une plaine vide
Une tombe peu profonde, sans nom, discrète
Dans des sillons effrités
Sculptés par des labours rouillés

Ils enterreront ton cercueil vide
Pour toi, ils dresseront une pierre
Ils sauront que tu es tombé en pleine gloire
Au détour d’un champ isolé et étranger

Nuage brisé, ombres flottantes
Les silhouettes sont éparpillées dans le ciel
Le rire creux emplit les cieux
Et résonne dans une plaine tranquille et silencieuse

Où tu as grimpé à l’échelle de Jacob
Où tu as vu la lumière de Dieu
(Où) De les voix des anges
La vérité se fit entendre, la vérité se fit entendre

J’ai dormi dans les ombres d’arbres lunaires
Un oreiller moussu, ma pierre de rêves
La fumée de bois s’attarde parmi les feuilles en feu
Comme mes pensées sont emportées dans un souffle raidissant
Vers les dômes et les clochers, les tours scintillantes
Des palaces de rois et des trônes du pouvoir

Je grimperai à l’échelle de Jacob
Je verrai la lumière de Dieu
Et dans la langue des anges,
J’entendrai ses mots sacrés

J’entrerai en campagne en une honnête bataille
L’épée de mon père à coup sûr dans ma main
Mon cœur mon bouclier, mes rêves mon armure
Hautes mes bannières, rassemblés mes espoirs
Je rapporterai sûrement chez moi mes fortunes
Et les cloches sonneront en mon honneur

Si je devais chanceler, si je devais m’attarder,
Si je devais hésiter, si je devais trébucher
Alors enterrez-moi dans vos mémoires
Laissez nos enfants entendre l’appel du clairon

Laissez-les grimper à l’échelle de Jacob
Laissez-les voir la lumière de Dieu
Laissez-les entendre ses mots sacrés de la bouche des anges,
Laissez-les entrer en campagne


Lien internet :
« L’oreiller moussu, la pierre de rêves » font référence au
passage biblique de « l’échelle de Jacob », expliqué à l’adresse suivante,
http://www.chez.com/soued/echelle.html

Jeux de mots à noter

Dans la partie « sillons effrités... », « to plough a furrow » veut dire « tracer un sillon », le verbe « to plough » signifie « labourer ».

Dans la partie sur la « fumée de bois... », « wood smoke » qu’on serait tenté de traduire par « charbon de bois », or plus loin le mot « breeze » signifie à la fois « air », « souffle », « brise », ET « cendres de charbon », et « stiffening » veut dire « raidissement » mais comment traduire « stiffening breeze », littéralement « raidissement souffle», sinon par « souffle frigorifiant », or la brise (autre sens du mot « breeze ») est un vent léger et doux, donc nullement raidissant ou frigorifiant, quel poète ce Fish !

MOVING TARGETS
texte original
(prochainement la traduction)

THE ROOKIE
texte original
(prochainement la traduction)

ZOO CLASS
texte original
(prochainement la traduction)

THE LOST PLOT
texte original
(prochainement la traduction)

OLD CROW
texte original
(prochainement la traduction)

NUMBERS
texte original
(prochainement la traduction)

BLESSURE DE SECOURS

texte original

Il y a un vide à la place de mon coeur, les larmes cachées dans l'obscurité ont séché et ont disparu en attendant que la nuit arrive à sa fin, par ce vide dans mon coeur.
Il y a un espace dans ma tête, un creux dont tu as laissé l'empreinte à mes côtés dans ce lit où je dors dans l'ombre de nos rêves brisés dans mon coeur vidé, ce coeur vide.

Les blessures ont bien pu guérir, mais les cicatrices sont éternelles
De l'extérieur aucun signe ne trahit, on n'y voit que du feu
Mais rapproche-toi et tu verras bien que quelque chose cloche, quelque chose est parti, quelque chose s'est perdu, quelque chose a pris fin.
Ce vide dans mon coeur

Il y a un endroit où je vais quand le temps ralentit, les souvenirs tourbillonnent dans ma tête et se désintègrent dès leur apparition comme une étoile filante
Par ce vide dans mon coeur

Les blessures ont bien pu guérir, mais les cicatrices sont éternelles
De l'extérieur aucun signe ne trahit, personne ne peut deviner/n'y voit rien
Mais rapproche toi et tu verras bien que quelque chose cloche, quelque chose est parti, quelque chose s'est perdu, quelque chose a pris fin.
Ce vide dans mon coeur
Mon coeur est vide.

LA PARTIE INNOCENTE
texte original

Ne me parles pas de justice, de liberté, de vérité, et de démocratie
Alors que tout ce que tu m’as laissé, c’est de faux espoirs
Des mensonges, et des promesses vides
Maintenant tu cries à la trahison
Tu réclames de l’attention et de la sympathie
Tu oublies ta propre trahison
Tes actions et les conséquences de ton comportement égoïste
Ne prétends pas être l’innocent de service

Tu as joué imprudemment avec les cartes dont tu disposais
Tu ne m’as pas écouté
Tu as trop essayé de bluffer
Tu étais réclamé
Trichant à tous les coups
Juste un mouton dans la peau d’un loup
Un cowboy, un charlatan, un chevalier
Un valet naïf au milieu des princes
Tu n’étais pas du tout celui que tu prétendais être

Maintenant tu n’as que ce que tu mérites
C’est devant toi, nul endroit pour te cacher
Affronte la vérité et affronte les faits par toi-même
Il n’y a plus personne de ton côté

Tu reportes la faute sur un système que tu as aidé à pérenniser
Tu as épuisé tous tes secrets, tu n’as plus de grande idée en stock

Tu volais trop haut sans te soucier du monde où tu pensais ne jamais retomber
Tu as oublié toutes les règles, perdu de vue la réalité
Tu ne croyais pas tomber un jour
Un idiot ailé qui a volé trop près du soleil
Tu as flambé et tu as été rejeté par le ciel
Et tout le monde a regardé le spectacle, mais qui s’en est soucié ?
Personne ne se souvient de ton nom

A présent tu ne peux pas faire confiance à tes propres instincts
Tu ne sais pas qui ou quoi croire
Tu as été aveugle sous le feu des projecteurs dont tu t’es servi pour comploter

Parfois tu as l’impression d’avoir perdu l’esprit
Tu as perdu le contrôle, l’envie même de survivre
Relève-toi juste, fais tomber la poussière, et retourne au combat

Tu volais trop haut sans te soucier du monde où tu pensais ne jamais retomber
Tu as oublié toutes les règles, perdu de vue la réalité
Tu ne croyais pas tomber un jour
Un idiot ailé qui a volé trop près du soleil
Tu as flambé et tu as été rejeté par le ciel
Et tout le monde a regardé le spectacle, mais qui s’en est soucié ?
Personne ne se souvient de ton nom

Maintenant que tu n’as plus qu’un dernier espoir,
le coup à long terme, maintenant tu te mets à genoux
Tu me supplies de t’accorder une dernière chance,
Une dernière affaire en or

Et tu n’as que ce que tu mérites
C’est devant toi, nul endroit pour te cacher
Affronte la vérité et affronte les faits par toi-même
Il n’y a plus personne de ton côté

Tu as eu le monde à tes pieds
Mais ta conscience errait dans les nuages
Tu as perdu de vue tes objectifs
Ta vue s’est brouillée quand un jour les tours ont disparu
Tout le monde a regardé, personne n’a cru
Alors que les images brûlaient sur nos écrans
Qu’un monde avait juste changé
Le rêve s’évapore, il n’y a plus de parties innocentes


JE ME SUIS FAIT LA MALLE
texte original

Sorti du tableau, sorti du cadre, je me suis exclu du jeu
Tellement peur que j'ai pris la fuite, je me suis fait la malle
J'ai fait l'innocent, j'ai joué sur plusieurs tableaux, d'autres rêves m'ont séduit
J'ai semé mes graines, je suis sorti de l'arène, je me suis fait la malle
Je danse sans toi

Parmi toutes ces voix à l'intérieur, j'aurai du suivre ton appel
J'ai compris que j'ai raté le coche, je me suis fait la malle
Encore un jour couvert de nuages, si loin de tout, si loin de toi, j'aurais aimé ne pas partir, ne pas avoir pris la tangente

Je danse sans toi, sans toi, j'ai dansé sans toi, j'ai appris à danser sans toi

Je me retrouve parfois perdu dans mes pensées dans une pièce bondée
Seul dans un monde qu'autrefois nous avons partagé, un monde plein d'espoir où nos cœurs étaient purs, où nous rêvions que nos vies seraient à jamais liées, inséparables à vie

Je pensais pouvoir danser sans toi, danser sans toi, apprendre à danser sans toi, danser sans toi

Alors, je dois affronter un autre jour, et dans mon cœur, je reconnais mes torts
Toujours les mêmes regrets, je me suis fait la malle

Je ne sais pas danser sans toi, danser sans toi, danser sans toi, je ne sais pas danser sans toi
Mon bébé est de retour, mon bébé est de retour, ton bébé revient
Mon bébé est de retour


FAIRE FUIR LES CORBEAUX (LE TEMPS SUSPENDU)
texte original

Suspendu comme la respiration retenue dans un soupir,
Suspendu comme le cœur qui refuse l'ultime vérité, la mauvaise nouvelle,
L'espace d'un instant où l'on espère et prie qu'on aura encore le temps
Il y a toujours le temps, un temps pour se retourner, un pour regretter, un temps pour se souvenir de comment on s'est connu
Un temps qui s'échappe comme je fixe l'infini
Et je m'interroge : aurons-nous le temps ?

Et malgré tout ce qui a été dit et fait, tu restes néanmoins la seule à toucher mon âme
Et remplir mon monde, ta magie est encore là comme elle l'était auparavant
Me donnerais-tu encore du temps, changerais-tu d'avis ?

Laisse-moi me mettre à genoux, je te supplie, tout ce que je te demande, c'est de me pardonner,
De me donner une nouvelle chance, laisse-moi te prouver que je peux encore être fidèle, laisse moi te montrer que notre amour n'est pas mort, qu'il nous reste du temps

Laisse moi venir vers toi en courant à travers un champ étendu, tu me verras arriver de loin
Je ferai fuir les corbeaux

Tout change en permanence, rien ne reste jamais le même

Laisse moi venir vers toi en courant à travers un champ étendu, tu me verras arriver de loin
Je ferai fuir les corbeaux


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