Le concert de Genève - Meyrin ... (28/11/2001)

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Samedi 24 novembre - Meyrin (près de Genève) - Suisse

16 h 00 : la première 'équipe' de The Company France (JP 'Moses' votre serviteur, Alain 'Aldo' Moreau et Jean-Yves d'Aix-en Provence) arrive à Meyrin, tout près de l'aéroport de Genève. Nous trouvons assez facilement le complexe où se trouve l'Undertown, salle où Fish se produira ce soir.  Un indice pour trouver une salle de concert en territoire inconnu, le bus de tournée stationne tout à côté ! Mais par où entre-t-on ?
Le hasard veut que la première personne connue dont nous apercevons de loin la silhouette c'est ... Fish accompagné de sa charmante amie Louise !

Ils nous invitent à nous joindre à eux pour aller prendre un café et là Fish nous raconte ses dernières aventures. Nous passons ainsi un bon moment au chaud. Le Poisson nous confie qu'il est crevé après 4 nuits passées dans le bus et que cette nuit encore il n'y aura pas d'hôtel ! Il nous redit que les gigs en France n'ont pu se concrétisée, à cause des tarifs des propriétaires de salles qui demandent des tarifs bien plus mportants que leurs confrères des autres pays pour les différentes locations (salle, matériel, éclairage, tehniciens) obligeant ainsi les artistes à augmenter considérablemen t le prix des billets (Rappel TCF : les billets pour ce concert étaient vendus 79 F et presque la moitié pour le tarif étudiant !!!) . 

Nous accompagnons ensuite Fish et Louise qui retournent backstages et c'est l'occasion -et le plaisir- pour nous de retrouver les musiciens, Yatta et toute l'équipe.  Nous revoyons également avec joie les fidèles Hollandais (Dennis et sa charmante épouse dont j'ai oublié le nom, Yoyo, Marianne, la journaliste qui a écrit notamment l'interview de Fish à la Funny Farm disponible sur le News from The Hill n° 11) et Britanniques (hello Sandy, Judith et leur fils, Judith encore, Andy, Nigel, et bien d'autres) qui n'ont pas hésité à faire le voyage !
Nous pouvons assister au soundcheck, la salle est petite mais intime, le son a l'air bon même si les musiciens se plaignent de la limitation légale du niveau sonore.


photo : Marianne Timmer (www.united-fishfans.com)
de gauche à droite : Dennis, sa femme, JP 'Moses', Violaine, Alain 'Aldo' et Jean-Yves d'Aix-en Provence, membre de TCF et dont s'était le premier concert du Poisson (allez visiter son Script for a jester's site)


Vient l'heure de se restaurer, et rejoint par l'autre moitié de la délégation TCF qui vient d'arriver (Merlin, Violaine, Nathalie et Philippe, ce dernier arrivant de Tours) et nos amis Hollandais, nous trouvons un restau tout à côté. Pendant le repas, nous sommes rejoints par des membres de TCF qui ont fait le voyage depuis la Lorraine (salut Michel et ses amis !) et l'Alsace (hello Roland et Eric les 'Fishmen' !). Décidément cette soirée prend des airs de convention internationale !

21h00 : Les portes de l'Underground -situé en sous-sol comme son nom l'indique !- s'ouvrent enfin.  Dans la queue qui s'est formée devant l'entrée nous retrouvons d'autres membres du fan-club qui arrivent du Doubs (Jean-Luc, sa charmante épouse Lydie, et leurs amis, tout aussi sympathiques), du Puy-de-Dôme (Jean-Luc, qui faisait son premier voyage pour aller voir le Poisson ! Bravo !), de l'Isère (toujours un plaisir Flod !), des Bouches du Rhône (les très sympathiques Djamel et sa charmante épouse Wacilla), et certainement d'autres qui ne se sont pas manifestés ou que j'oublie (ma mémoire n'est plus ce qu'elle était !), ainsi que des visages connus de Lyonnais rencontrés à d'autres concerts, mais il faut dire que Lyon n'est pas bien éloigné de Genève. Après une fouille du service de sécurité et la confiscation des appareils photo (il a fallu faire intervenir Yatta le tour manager, pour en récupérer quelques-uns :-((, il n' y a plus qu'à s'installer dans la salle, petite mais intime comme je l'ai dit plus haut. Le bar domine la fosse emplie par les spectateurs (300 billets vendus selon les responsables des lieux, mais vu la taille de la salle, autant dire qu'elle était bien remplie) et c'est le rendez-vous avec certains fans qu'il est bon de retrouver ou de rencontrer pour la première fois !

A 21h30,
John Wesley et son Trio (Wes à la guitare et au chant, Steve Barnacle à la basse et Mark Prator à la batterie) présentent quelques titres du nouvel album lors d'un set court mais efficace.  Décidément notre ami John est vraiment talentueux et le public semble apprécier !

Il faut attendre encore un peu, et enfin les musiciens font leur apparition et attaquent les premières mesures de '3 D'. Arrive alors sur scène le Poisson tant attendu, et il n'y a qu'à entendre le rugissement de joie du public pour se dire que l'ambiance va être très chaude ce soir !


D'emblée, on est dans le bain. Autant notre Ecossais était fatigué avant d'entrer sur scène, autant maintenant il a de l'énergie à revendre. Sa voix est bien de retour, n'en déplaise à tous ceux qui le pensaient incapable de chanter, après ses problèmes de 1999 ! Quelle énergie, quel charisme, il suffit de regarder les yeux et les sourires de ceux ou celles dont c'est le premier concert de Fish ! Ce soir-là, il a gagné de nouveaux fans c'est sûr !

La set-list continue avec le puissant medley : 'Lucky' / 'Credo' / 'Vigil'. Le public chante à pleins poumons ! C'est ce que j'appelle une vraie participation !


Suit 'The Perception Of Johnny Punter', titre toujours aussi impressionnant par l'énergie qui s'en dégage et l'intensité dramatique que restitue à merveille Fish dans les passages parlés.

Alors qu'il commence à nous raconter une de ses histoires dont il a le secret, un fan un peu trop excité a la malencontreuse idée d'interpeler Fish en l'interrompant grossièrement : 'Chante au lieu de parler !' Le malheureux garçon est invité à monter sur scène par Fish qui prend un malin plaisir à le ridiculiser gentiment !


Fish demande maintenant un ou une volontaire pour traduire la présentation du morceau suivant ... C'est notre Violaine qui s'y colle et qui comprend le piège quand le Poisson commence à nous raconter l'histoire de la maison de San Diego, baptisée 'Tiki 4' par ses occupants, aux moeurs très libérées et demande donc à Violaine d'assurer la traduction ! Rires assurés dans le public, mais notre charmante collaboratrice s'en sort plutôt bien !

photos : Marianne Timmer

Après 'Tiki 4', c'est au tour de 'So Fellini' de faire encore monter la température d'un cran. Il faut entendre les choeurs du public pour y croire ! L'ambiance est déjà bien chaude et ce n'est pas terminé ! Même si certains font la fine bouche, une bonne partie du public crie de bonheur en reconnaissant les premières notes de 'Kayleigh' !

Eh oui , il ne faut pas oublier qu'il y a toujours un certain nombre de spectateurs qui voient Fish pour la première fois, ou qui n'ont jamais vu Marillion non plus sur scène. Enfin pour être honnête, je ne vois pas grand monde autour de moi qui ne danse ou ne chante pas !

'Tumbledown' qui vient ensuite permet d'apprécier les talents de claviériste du petit nouveau, Jim Hayden, que nous avions rencontré juste six mois plus tôt lors de la Fête de l'Espoir, alors qu'il allait remplacer John Young pour le concert suivant. Il me confirmera d'ailleurs après le gig comme l'ambiance au sein du groupe lui plaît, et le plaisir qu'il prend à jouer avec Fish sur scène. C'est d'ailleurs le sentiment des autres musiciens qui s'éclatent visiblement que ce soit sur scène ou en dehors !

Certains ont regretté qu'il n'y ait pas d'autres titres de 'Fellini Days' joués ce soir-là, comme ils l'étaient lors de la première partie de la tournée en mai-juin, mais il faut bien voir que c'est justement une tournée différente (baptisée 'Fellini Nights Tour - Now & Then - The directors cut') et ce qui suivit, à mon avis, méritait amplement cette modification : En effet, Fish et sa bande nous assènent maintenant le medley qui tue, ou pour reprendre sa propre expression, 'remontons le temps grâce à une machine qui nous ramène en 1983' :
'Jungle Ride' (intro instrumentale)
'Assassing' (le début)
'Fugazi' (le final)
'White Feather' (le final) et ... cerise sur le gâteau : 'Market Square Heroes' (avec un extrait de 'Black Night' de Deep Purple et de 'My Generation' des Who) !
Le public est en plein délire, l'osmose est totale entre le chanteur, les musiciens et les spectateurs. On se croirait revenu dans le passé effectivement, dans la très chaude ambiance du Marquee Club, mythique boîte de Londres, et dont Marillion fit les beaux soirs entre 82 et 83 !

Une première sortie pour souffler un peu, artistes comme public, bien que la salle réclame le retour de l'Ecossais et de son équipe, à grand renfort de chant de l'hymne marillionien 'Geezabum'. Fish ne se fait pas trop prier et précédé de Jim Hayden qui attaque seul la mélodie, il nous offre une version voix-piano de ... 'White Christmas' ! Une parodie de crooner superbe et délirante è la fois (Fish est un grand fan de Dean Martin et de Frank Sinatra !) et l'occasion de nous souhaiter avec un peu d'avance de bonnes fêtes de fin d'année. Mais passons aux choses sérieuses. A nouveau accompagné du seul Jim, il nous offre un 'Lavender / Blue Angel', sur lequel le groupe au complet viendra se greffer un peu plus tard ! Et quand tout l'Underground hurle à pleine gorge avec Fish 'j'entends ton coeur !' ce n'est pas un vain mot !
Encore une sortie et le dernier retour sur scène pour remercier le public. Une seule chanson pouvait faire l'affaire, symbole de l'union si spéciale entre l'artiste et son public,
'The Company' bien sûr. Comme à son habitude Fish fait chanter le public qui n'attend pas qu'on l'invite pour cela, mais il nous fait aussi danser et faire les choeurs 'à la russe' comme les appelle notre Ecossais. Les dernières notes, les derniers saluts, remerciements. Et c'est fini .. Jusqu'à la prochaine fois. La voix rauque, vidés, heureux, dans un état second, tout le monde s'interroge mutuellement : Alors ? Tu as apprécié ? Tous les commentaires sont très positifs, les personnes pour lesquelles, ce soir, ce fut en quelque sorte le baptême du feu, sont totalement ravies, conquises. Les yeux brillent. Oui cela valait bien tous les kilomètres avalés pour ces quelques instants de bonheur ! Et l'on fait des projets (on se voit à la Convention d'Haddington en juin 2002 ? Oui cette fois je ne veux pas manquer cela !) Des amitiés se nouent, on s'échange des adresses, des numéros de téléphone, on se promet de rester en contact. C'est toute cette amitié, cette fraternité que j'aime tant lors des concerts de Fish ! Oui c'est cela The Company !

Fish, très fatigué, on le comprend quand on sait l'énergie dépensée pendant plus de deux heures, ce ne fut pas une grosse surprise de ne pas le voir sortir è la rencontre des fans, mais cela reste quand même exceptionnel. Nous eûmes cependant la chance de pouvoir bavarder encore un peu avec lui et toute l'équipe, avant de faire nos adieux et de se promettre de se retrouver à la Convention d'Haddington début juin 2002.


Photos TCF sauf avis contraire
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