Critique Clutching at straws

Jusqu'à la lie

Que dire d'un des rares disques qu'on a réellement usé? Qui convaincre de sa magnificence, lorsqu'il vous a tatoué un souvenir dans un Zénith de juillet? S'il faut tirer un enseignement de "l'aventure" Clutching, disons simplement merci! Merci au groupe d'avoir tenu bon au lieu de splitter en cours d'enregistrement, lorsque le climat était plus qu'orageux, entre divergences musicales, poings serrés, et claquements de portes. Merci aux musiciens d'avoir cédé aux aspirations rock de Fish. Merci à Fish d'avoir cédé aux aspirations prog des musiciens. Merci à Chris Kimsey et Nick Davies pour le son, d'une urgence insensée, tendu, solide mais prêt à rompre à tout instant comme le fil du funambule. Merci à Fish pour ses textes les plus émouvants avec Marillion. Merci aux autres de les avoir "acceptés". Merci enfin au hasard des choses, à la magie, à l'alchimie inexplicable, qui rendent événementielle chaque écoute de ce disque de fracture, promesse fugace de lendemains qui chantent... puis qui déchantent. On eut aimé entendre sa suite. Grâce au remaster, on peut au moins en rêver, c'est déjà ça.

(Bruno Deltombe)

D'autres critiques de ce disque sur le site français de Marillion, This French Engine

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